Les zirritants © : Comment relancer l’attractivité du site de Grenoble ?

Voilà une question qu’elle est bonne…

La direction a plein d’idées et elle était toute fière de nous les présenter jeudi 17 septembre :

  • Faire une belle entrée avec du vert, des bancs, et peut-être une fresque pour relooker le bâtiment N. Et même, cerise sur le gâteau, le Logo de ST sur le sol. Trop classe !
  • Mettre des ombrières avec panneaux photovoltaïque sur le parking pour montrer le côté High-Tech de ST,
  • Mettre en avant l’esprit start-up nation, high-tech, blablabla…

Mais tout ça, c’est de l’attractivité de façade (c’est le cas de le dire !!!) : un petit coup de ripolin, trois bancs et deux arbres, quelques panneaux solaires et hop, le tour est joué, vu de la télécabine.
Mais, ne peut-on pas envisager un autre programme plus ambitieux pour développer l’attractivité du site ?

  • Quel avenir a ce site de 2000 personnes ? Quels sont ses axes de force ? Quels sont les projets qui vont le porter dans les années futures ? Dans quels cadres ses projets se positionnent-ils ?
  • Faire du greenwashing sur le parking sans avoir une vision profonde et industrielle de notre avenir, ou du tournant écologique que va devoir prendre l’économie des prochaines années, de gré ou de force, à quoi ça sert ? Et pour être attractive, l’entreprise ne devrait-elle pas prendre soin des salariés déjà présents dans l’entreprise ?

La direction regarde ailleurs lorsqu’on parle d’augmentation de salaire (ah oui, on saura peut-être fin octobre…), d’égalité professionnelle (nous y reviendrons bientôt), de télétravail (et des conditions associées), de risques psycho-sociaux… pour nous parler “flux”, “lean”, “innovation”.
Quand nous parlons du fond (projets, avenir, salaires, conditions de travail), la direction répond sur la forme (communication, image, couleur du papier peint, …)
Autre sujet sur lequel la direction traîne les pieds. En admettant que dans les mois à venir :

  • suffisamment de “jeunes” soient embauchés pour faire infléchir la moyenne d’âge du site,
  • un budget d’augmentation minimal soit décidé par la direction, qui finalement trouve quelques euros dans un fond de tiroir.

Les managers vont devoir arbitrer entre :

  • ne pas décevoir les jeunes et les retenir,
  • ne pas creuser les écarts femmes/hommes sans budget spécifique.
  • reconnaître l’expertise des salariés plus anciens dans l’entreprise…

Bref, il est très probable que ce soient les salariés les plus anciens dans l’entreprise qui feront les frais des politiques radines de la direction.
Cela fait plusieurs années que la direction met en avant le variable et les primes au détriment des augmentations de salaires. Avec le prochain budget, on va rentrer dans le vif du sujet !

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