L@ Puce à l’oreille n°45

Sommaire – La Puce à L’oreille n°45

  1. ST mais jusqu’où s’arrêteront-ils
  2. Retraite : Négociations AGIRC-ARRCO
  3. IPM : Une usine à gaz qui cache son nom
  4. Juridique : Maladie et retraite
  5. CE : Vol de la subvention CE
  6. Brèves : DP/FTM/MINIMA
  7. CHSCT : Risques Psycho ? Connais pas…

RETRAITE : Manifestation le 10 septembre Place de la Gare

Vous le savez tous :

  • Les coffres des banques sont vides
  • Il n’y a plus un sou dans les paradis fiscaux
  • Les PDG du CAC 40 sont payés au SMIC
  • Les entreprises ne font plus de bénéfices : la preuve, elles ne versent plus de dividendes
  • La France ne produit aucune richesse puisque les français sont tous en RTT
  • Les golfs sont tous en train de fermer : du fait de la crise, il n’y a plus aucun riche

 Bref, vous le voyez : il n’y a plus d’argent !

Dans ces conditions, comment voulez-vous payer des retraites ! En plus avec tous ces vieux qui vont arriver !!! (vous ?)

 Il faut donc nécessairement reculer l’âge de la retraite ! Et diminuer les pensions ! Il n’y a absolument pas d’autre moyen !

Vous pouvez être assurés que c’est la vérité, puisque c’est le MEDEF et le gouvernement qui vous le disent ! Et aussi tous les analystes financiers, tous les journaux, toutes les télés …

Comment, vous avez encore des doutes ? Vous n’y croyez toujours pas ?

 Alors venez le dire haut et fort

le 10 septembre !

 Pour une autre répartition des richesses

Voici quelques informations issues des déclarations du gouvernement du 27 août (selon les sources con­sultées, des détails varient, nous le signalons dans le texte) : la durée de cotisation, qui s’élèvera en 2020 à 41 ans et 3 trimestres, sera portée progressive­ment à 43 ans en 2035.

Durée de cotisation. Si vous êtes né avant 1958, elle reste inchangée, soit 41 ans pour toucher une retraite à taux plein. Comme le prévoit la réforme Fillon de 2003, si vous êtes né en 1956 et 1957, vous devrez cependant cotiser 41 ans et demi. Né après 1958, votre durée de cotisation pour une retraite à taux plein augmente !

 Compte pénibilité. Un compte pénibilité va être mis en place à partir du 1er janvier 2015. Les points cumulés pourront être utilisés pour suivre des formations, financer un maintien de rémunération lors d’un passage à temps partiel en fin de carrière et bénéficier de trimestres de retraite. Le compte est plafonné et ne pourrait amener au mieux qu’à un départ anticipé d’un an ou deux selon les sources, alors que ces travailleurs, pour la plupart, sont exclus du monde du travail, dès la cinquantaine passée. De plus, les critères de pénibilité retenus sont en nombre restreint : par exemple le stress et les Risques Psycho-Sociaux n’en font pas partie, ainsi que beaucoup de métiers quasi-exclusivement féminins.

 Temps d’apprentissage. Le Premier ministre a indiqué que les apprentis et jeunes en alternance pourront valider leurs trimestres d’apprentissage. Les bacheliers pourront, eux, racheter leurs périodes d’études supérieures réalisées depuis 2003, jusqu’à 12 ou 4 trimestres selon les sources, pour compléter la durée de cotisation à la retraite. Remarque : racheter c’est très cher !

 Congés maternité. À compter du 1er janvier 2014, la majoration des pensions de 10% pour les parents d’au moins trois enfants va disparaître. Elle sera remplacée par un forfait de pension par enfant pour toutes les femmes, à partir du premier enfant. Aucun montant n’a pour l’instant été annoncé. Si vous prenez votre retraite d’ici 2020, vous n’êtes pas concerné par cette mesure. Si vous partez après 2020, la majoration actuelle sera progressivement plafonnée et transformée en majoration forfaitaire par enfant, réservée aux femmes. Remarque : la loi a le temps de changer plusieurs fois d’ici 2020. À noter aussi que le gouvernement se propose de fiscaliser dès 2014 la majoration de 10% !…

Hausse des cotisations. La hausse sera progressive : 0,15 point en 2014, puis 0,05 point en 2015, 2016 et 2017, soit 0,3 point au total, du côté des actifs comme des employeurs. En réalité, seuls les salariés paieront, car Pierre Moscovici s’est engagé à une compensation intégrale des cotisations patronales.