Résultat de la réunion à Grenoble Direction et syndicats sur le télétravail du vendredi 2 février

Après trois ans de retardements faits par la Direction, un accord de télétravail expérimental fut signé à Montrouge en 2013 puis à Grenoble en 2014. A Grenoble cette expérience a été prolongée une année par accord en début 2016, en dernière extrémité, sans prendre en compte les améliorations syndicales proposées.

En termes de bilan de l’expérimentation, quelques rares chiffres ont été données à cette séance : il y a 240 personnes à Grenoble en télétravail. La comptabilisation des refus n’est pas fiable selon nous, puisque la plupart ne sont pas formalisés.

La Direction demande de prolonger à nouveau l’expérimentation jusqu’en février 2018. Le motif est celui de la négociation nationale sur la Qualité de Vie au Travail qui doit démarrer. On sait cependant que cet accord QVT, selon la Direction, ne serait qu’un accord cadre minimal, renvoyant sur d’éventuels accords locaux, qui n’existent à ce jour qu’à Montrouge et Grenoble.

La Direction affirme que ceci ne constitue pas une « manœuvre dilatoire ».

La Direction a concédé la possibilité d’un « groupe de travail » avec les représentants syndicaux

  1. Qui regarderait ce qui pourrait être appliqué en plus dans le cadre de l’accord actuel, c’est-à-dire très peu selon la Direction. Probablement une ouverture minimaliste sur des cas individuels lors des pics de pollution.
  2. Qui discuterait de ce qui pourrait faire l’objet d’une modification de l’accord local en 2018, sans toutefois le négocier maintenant.

Un petit os pour ronger son frein en attendant 2018 ?

Voici les propositions que nous avons faites en séance pour étendre et améliorer le télétravail:

  • Le droit à bénéficier de plus d’un jour de télétravail par semaine, et de pouvoir reporter un jour de télétravail non utilisé
  • Le droit à bénéficier de plages horaires télétravaillées le matin ou le soir
  • La prise en charge de frais supplémentaires : écran, souris,..
  • La prise en compte des pics de pollution ou de fortes intempéries ou lorsque la circulation est bloquée
  • La possibilité d’avoir un droit pour un salarié de télétravailler pendant une période de test, par exemple un mois, avant que le manager accorde ou refuse le droit de télétravailler
  • Le droit à la déconnexion

13% des personnes du site sont en télétravail. Les pays anglo-saxons et scandinaves de 20 à 35%, tous métiers confondus. La productivité est augmentée. On sait qu’il y a plus de 500 personnes sur notre site intéressées par le télétravail.

La Direction fait des réunions et des communications pour dire « tout va mieux ». Certainement pas le social ; y compris là où l’entreprise pourrait gagner tout de suite en productivité.

Ce compte rendu est fait tout de suite après la réunion ; notre syndicat ne s’est pas encore réuni pour examiner comment réagir.

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